histoire des lieux
rue Sherbrooke coin Metcalfe, 1896
Au cours du 19e sièce et de la première moitié du 20e siècle, on a vu la rue Sherbrooke se transformer graduellement de charmante avenue bordée de paisibles et richissimes demeures en une rue culturelle et commerciale huppée. Déjà en 1962, on reconnaît le siège social de la Standard Life ( 2e coin de rue à l'ouest du site) , premier édifice de cette portion de la rue Sherbrooke à défier les hauteurs... À cette époque, le site n'était autre que la propriété de Sir William Van Horne, alors président de la Canadian Pacific Railway.
vue de la rue Stanley, 1910 vue du hall, 1920
Selon les désirs de son proprétaire, la maison fut agrandie à 52 pièces et redécorée sous la supervisions d'Eugène Colonna, nul autre que l'associé de Louis Tiffany. Colonna fut l'un des premiers à introduire l'Art Nouveau à Montréal, de sorte que les intérieurs de la demeure arborent un style hybride, entre le Victorien et l'Art Nouveau.
Le destin de la rue Sherbrooke est déjà bien dessiné, du moins à l'ouest du campus de l'université McGill: l'hôtel Best Western, l'édifice Cartier, ainsi que l'édifice Port-Royal s'élèvent vers le ciel; cependant, le site est toujours occupé par la maison victorienne.
Telle est la rue Sherbrooke actuelle; sur le nord-est de la rue Stanley se tient désormais où se tint jadis la maison Van Horne un disparate édifice à bureaux de 17 étages, appartenant depuis 1973 au développeur Azrieli. La controverse entourant la démolition de la maison Van Horne s'est calmée, mais pas oubliée.
démolition de la maison Van Horne, 1973 1975
Azrieli obtint une option d'achat sur la propriété en 1973, sous condition de démolir la maison. Les régulations municipales de l'époque ne protégeant pas le bâtiment à cause de certaines restriction sur le style de celui-ci, obtint sans peine un permis de démolition. Le seul moyen d'assurer la conservation de la maison eut été de la classer monument historique; une poignée de citoyens tentèrent de discuter avec le ministre de la culture de l'époque, qui accepta puis revint sur sa décision quelques mois après, de sorte que la maison fut légalement démolie en septembre 1973.
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